et l'environnement

Production d'électricité

Optimisation du fonctionnement en 2006

Certification environnementale

Surveillance des rejets et du milieu

Schéma de traitement des fumées

Le traitement des fumées...

Une surveillance dans l'environnement

Suivi administratif rigoureux et transparence

En chiffres (données 2008)

Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme

Bilan 2007

Production d'électricité

L'énergie générée lors de la combustion est récupérée sous forme de vapeur : un réseau complexe de canalisation vient capter autour du four les calories générées.
Ces calories font passer alternativement de l'eau sous forme liquide à la forme vapeur. La vapeur sous-pression alimente un turbo-alternateur qui assure la production d'électricité. Son fonctionnement est comparable à une énorme dynamo de vélo.

L'électricité ainsi produite est utilisée de trois manières différentes :

  • 30% est autoconsommée pour le propre fonctionnement de l'usine (éclairage, chauffage des bâtiments, fonctionnement des ordinateurs et moteurs, …)
  • 30% sert à alimentation de la station d'épuration des eaux située à proximité
  • 40% est vendue à EDF et introduit sur son réseau (surplus) : sans le savoir, la lumière de nos logements est générée par la combustion de nos déchets.


    La quantité totale d'électricité produite annuellement représente l'équivalent de la consommation moyenne de plus de 2 500 foyers (hors chauffage et eau chaude).

Optimisation du fonctionnement en 2006

En 2006, d'importants travaux ont été réalisés sur les installations afin améliorer la gestion de nos déchets. 10 millions d'euros ont été investis. La majorité de ces sommes concernaient des améliorations de l'équipement consacrées à l'optimisation de la prise en compte de l'environnement.
Il s'agissait notamment de :

  • La modification majeure de la structure du four pour une meilleure combustion,
  • La mise en place d'un dispositif de traitement des gaz,
  • La mise en place d'un système de transports et de stockage des déchets issus de la station d'épuration des eaux usées (boues), par canalisation afin de supprimer les nuisances olfactifs.
  • janvier 2006 :
    intervention
    sur les parois
    du four.
    novembre 2005 :
    mise en place du
    nouveau système
    de traitement
    des fumées
    silo de stockage des boues de la station d'épuration

Certification environnementale

Le site de MARIGNIER est certifiée ISO 14 001 depuis 2006. Cela correspond à une démarche volontaire de l'exploitant et du SIVOM de la Région de CLUSES à faire fonctionner les installations dans des conditions encore plus performantes que la réglementation l'exige.

Cet engagement concerne notamment une amélioration constante :

  • Des paramètres d'épuration des fumées,
  • De la gestion des eaux de process,
  • De la prise en compte des odeurs

Surveillance des rejets et du milieu

L'usine de traitement des déchets de MARIGNIER respecte scrupuleusement la réglementation.
Elle est régie par des textes découlant de la législation Européenne sur les installations classées pour la protection de l'environnement.

Pour cela, notre exploitant est tenu de respecter de nombreux paramètres permettant de garantir l'absence de pollution du milieu naturel : air et rivière.

De nombreux contrôles en continue de composés gazeux et liquides produits, sont réalisés par l'exploitant. Il pratique en permanence l'autocontrôle pour réagir sans délai à toute anomalie de fonctionnement. Il dispose pour cela de très nombreux capteurs de mesures, qui analysent notamment la qualité des principaux gaz rejetés.

Deux ordinateurs de contrôle-commande exploitent instantanément ces données, les enregistrent et alertent immédiatement l'opérateur si nécessaire et l'assistent pour remédier.

En complément, certains composants sont mesurés périodiquement par l'exploitant ou par des organismes indépendants et agrées. Ces analyses complètent les contrôles réalisés en continue.

Capture d'échantillon
au niveau de la cheminée
Dosage des gaz
au niveau des
analyseurs
Suivi et maîtrise des
paramètres par les
responsables d'exploitation

Schéma de traitement des fumées

Un traitement des fumées très performant été mis en place depuis le 1er semestre 2006.

Celui-ci comprend 5 étapes indispensables :

Phase de combustion optimale des déchets
Cette phase est importante et nécessite une maîtrise minutieuse de l'opérateur lorsque les déchets sont dans le four.
Il doit gérer différents paramètres tels que l'homogénéité des déchets introduits, l'apport en oxygène, une température de plus de 850 °C.
Les travaux de modernisation réalisés en 2006 sur la géométrie du four ont été effectués pour optimiser la combustion.
Injection d'eau ammoniacale en entrée de chaudière.
Elle permet de neutraliser les oxydes d'azote (NOx) par réaction chimique.
Traitement par électro-filtre: les fumées générées lors du traitement des déchets sont épurées des poussières dans l'électrofiltre.
Celui-ci charge électriquement les particules en suspension qui viennent alors s'agglomérer sur les parois de l'électrofiltre pour être ensuite récupérées dans des big-bags (grands sacs).
Ajout de bicarbonate et de coke de lignite : un mélange de poudre bicarbonate et de coke de lignite (charbon actif) est injecté et mélangé avec les fumées à traiter.
Ces deux réactifs permettent notamment de neutraliser les métaux (cuivres, manganèse, zinc…), les acides, et les dioxines.
le filtre à manches termine la neutralisation des substances indésirables en filtrant le mélange « bicarbonate – coke de lignite – substances indésirables » à travers un réseau de 900 manches (sorte de grandes chaussettes perméables aux gaz).
Le mélange est appelé PSR.

Le bicarbonate injecté est comparable à celui que nos grands-mères consommaient pour aider à la digestion des repas généreux.

Le traitement des fumées
lors de la combustion des déchets ménagers

Une surveillance dans l'environnement

Une campagne d'analyses de différents composés susceptibles d'être émis dans le milieu naturel est organisée annuellement dans :

  • le sol
  • la chaine alimentaire (légumes, lait de vache)
  • les lichens,
  • les poussières atmosphériques aux alentours de l'installation.

Il s'agit d'une campagne réalisée de manière rationnelle selon une méthode scientifique reconnue. Les composés recherchés sont notamment les métaux (cuivre, zinc, manganèse et les dioxines).

Ces analyses sont réalisées pour confirmer que la présence prolongée aux alentours de l'installation n'induit pas d'exposition spécifiques significative des personnes aux composés indésirables.

Ces campagnes sont réalisées annuellement et permettent d'avoir un suivi à long terme. L'ensemble des mesures réalisées depuis 2003 sont en dessous des valeurs limites fixées par la réglementation.

Intervention de la société AAIR LICHENS lors de la campagne 2008.
Prélèvement et préparation des échantillons avant dosage (sol et lichens). Crédits photos (Air lichens).

Suivi administratif rigoureux et transparence

L'administration par l'intermédiaire de la DRIRE est bien entendu très attentive au bon fonctionnement des unités d'incinération.
Notre exploitant lui communique tous les résultats (un ordinateur est spécifiquement dédié à l'enregistrement et à la compilation de toutes les données de contrôle).

Une fois par an, sous la Présidence du Sous-Préfet, les résultats d'exploitation et notamment les données liées à la protection de l'environnement sont présentées aux communes riveraines et aux associations locales.
C'est un lieu d'information et d'échange, etc.

Dans un souci de transparence sur le fonctionnement de l'unité de MARIGNIER, le SIVOM organise régulièrement des visites de l'installation pour le public (visites scolaires, journées portes ouvertes, …).

En chiffres (données 2008)

  • Tonnages de déchets pris en charge à l’UIOM de MARIGNIER = 51 461
  • Tonnage de déchets traités sur le site de MARIGNIER = 43 689
  • Tonnages de déchets évacués vers d’autres unités de traitement = 7 772
  • Temps moyen nécessaire à la combustion des déchets dans le four = 3 à 4 heures
  • Température moyen d’incinération = 1 000°C
  • Nb. de personnes nécessaires au bon fonctionnement du site = 20
  • Coût annuel du suivi des rejets et analyses environnementales = 94 000 € (année 2008)
  • Plus de 500 tonnes d’acier récupéré et recyclé.
  • La quantité totale d’électricité produite annuellement représente l’équivalent de la consommation moyenne de plus de 2 500 foyers (hors chauffage et eau chaude).

Les produits générés
lors du traitement des déchets ménagers

Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme

Lors de la combustion des déchets l’installation va générer différents produits dont un certains sont recyclés et d’autres enfouis.

  • Les mâchefers
    Ils sont constitués de résidus solides relativement grossiers issus de l’incinération de déchets et que l’on extrait à la base du four.
    Ils ont l’aspect de graviers. Ils correspondent à une fraction de déchets inertes non détruits par le passage dans le four (ex : fragments de verre, de graviers, etc.).
  • Les métaux ferreux
    Les métaux acier ne sont pas détruits lors de leur passage dans le four.
    Ils se retrouvent mélangés aux mâchefers.
    Ils sont séparés à l’aide d’aimant pour être envoyés en usine de recyclages.
  • Les cendres
    Il s’agit de particules très fines produites lors de la combustion.
    Elles sont semblables à des poussières.
    Elles sont récupérées lors du passage des gaz de combustions au niveau de la chaudière et au niveau de l’électrofiltre.
    Elles sont stockés dans de grands sacs appelés big-bags.
    Ces sacs seront enlevés pour être transportés en centre d’enfouissement technique de classe 1.
    Aucun recyclage de ces produits n’est actuellement possible.
  • Les produits sodiques résiduaires (P.S.R.).
    Il s’agit des réactifs ayant captés les composés indésirables au niveau du filtre à manches.
    Ils ont l’aspect d’une poudre.
    Ils sont également stockés en big-bags.
    Ils seront envoyés chez la société SOLVAY qui en recyclera une partie à l’aide de procédés chimique.
    La seconde fraction sera enfouie en Centre d’enfouissement Technique de Classe 1.

Bilan 2007

© SIVOM de la Région de CLUSES | Développé par Gwenaël GUILLARD